08 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

Les pires phrases entendues chez le gynécologue.

En 2014, sous le #PayeTonUtérus, les femmes avaient massivement relayé des témoignages, allant du sexisme à la grossophobie, qu’elles avaient pu entendre de la part de leur médecin, gynécologue ou pharmacien/ne. En voici un exemple avec cet article de l’Express, relayant différents témoignages de femmes à diverses époques de leur vie : ici.

Aujourd’hui, 8 décembre 2016, la situation n’a guère évolué. C’est Ma Grande Taille (magazine de mode et de bien-être pour rondes, ndla) qui relaie sur sa page facebook une vidéo de témoignages anonymes de femmes victime de body-shaming et de discriminations par des « professionnels de santé ».

Voici 10 exemples de body-shaming par des « professionnel/les de santé ».

1/ Vous êtes trop grosse, jamais vous ne serez enceinte dans ces conditions !

2/ Vous poids me gêne.
Oui mais pas moi.
Vous avez pensé à faire un régime ?
Non, et vous ?
(et toc)

3/ J’y vois rien là-dedans, vous êtes trop grosse !

4/ Vous enceinte ? L’avantage, avec le ventre que vous avez déjà, c’est que ça ne se verra pas !

5/ Dans grossesse, il y a gros, ok, mais faut pas abuser quand même.

6/ Quand je dis au gynéco que je suis contente de n’avoir pris que 4 kilos durant ma grossesse.
On va pas en rajouter, hein, il y a déjà assez sur la bête !

7/ Lors de ma césarienne, au moment de faire les points, alors que je sentais fortement les piques de l’aiguille, l’obstétricien a répondu :
- Allez, dans la graisse, ça ne fait pas mal !

8/ Votre conjoint, il est aussi obèse ? Votre bébé va être énorme. Ne vous étonnez pas s’il est handicapé ou atteint d’une grave maladie. Vous l’aurez bien cherché !

9/ Vous êtes trop grosse ! Votre homme, ça ne le gêne pas … ce corps ?

10/ Avec tout ce gras, bébé ne trouvera jamais la sortie !

Ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres. La violence du corps médical contre les femmes rondes est réelle mais passée sous silence. Cette culpabilisation, je l’ai vécue, racontée dans cet article. Injonction à la perte de poids forcée, humiliation, discrimination.
Et tout cela par un corps médical qui représente l’autorité ; il est donc difficile, sur le coup, pour certaines personnes de passer outre, de se rebeller et de réagir sur-le-champ.

Mais comment réagir ?
Vous pouvez décider de ne pas réagir, de laisser dire, pour diverses raisons qui ne regardent que vous. Et vous avez le droit.
Vous pouvez décider de réagir. Dans ce cas, il est important d’exprimer votre ressenti, de dire que vous avez été blessée et que ce genre de propos, très moralisateur, disons-le, est inacceptable de la part d’un/e « professionnel/le ». Que vous exigez des excuses immédiates.
Vous êtes légitime dans votre protestation car les médecins, gynécologues, obstétricien/ne ne sont pas là pour vous juger mais vous accompagner. Ils n’ont pas à négliger vos peurs de parents (cf n°8), l’amour de votre compagne/compagnon (cf n°9) ou même votre douleur (cf n°7).

Toutes ces remarques sont abominables et n’ont aucune leur place dans un contexte médical. Elles sont également la preuve flagrante d’un grand manque de professionnalisme qui n’a pas lieu d’être. 

Et vous, c’est quoi votre pire expérience ?

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